A partir du mois d’octobre 2015, Marianne Nolard expose au Musée d’archéologie de Tournai.

Une vidéo est disponible sur Youtube.

Marianne Nolard nous résume dans sa verve l’objet de son travail:

L’Homme

J’ai choisi de faire le visage d’un homme : sur sa force morale, son esprit, sa fierté le rendent beau. Un homme qui se respecte, ainsi que les autres. Un homme qui sait sa valeur d’humain !

C’est ce que nous devrions être. Ne sommes-nous pas venus du même berceau ? Celui de l’Afrique ?

J’ai mis de l’or dans ses cheveux pour montrer son intelligence et sa richesse intérieure. Sur son

T-shirt, un masque représente le symbole de l’héritage des ancêtres ; le ventre représente notre second cerveau, celui des émotions qui au cours des siècles, se sont transformées comme tout dans l’Univers.

La Femme

Je l’ai voulue très féminine et sensible. Elle puise sa force tranquille dans le soleil du désert. Au propre comme au figuré Elle amène une ouverture vers les autres, vers la vie. Dans ses cheveux, l’or représente sa sagesse, sa force, sa persévérance. En face d’elle, la couleur est légère pour démontrer son ouverture sur le monde.

Cette année encore, me revoici en 2014, devant des négatifs de corps humain que l’on vient de m’apporter.  Ma réaction est toujours d’y ajouter de la couleur pour leur rendre vie afin que les hommes puissent se respecter et s’aimer de l’intérieur dans notre société actuelle.

Certains se souviendront peut-être de la première exposition sur ce support début des années 90.

Je reprends ci-dessous un des articles à ce sujet :

1990 – Marianne Nolard se fascine pour les R.X

Dernièrement son œuvre s’est enrichie d’une nouvelle recherche, usant d’un espace des plus lisses. En effet, le travail a pour support : des radiographies, des scanners et des échographies.

Un cri pour la vie si fragile, de tout temps si peu respectée

Notre exploratrice de l’expression plastique n’hésite pas à ranimer des blessures en se servant de sa palette complice y apposant des touches de couleurs vives, nous indiquant : Au cours de l’existence, comme au fil de l’eau, il y a des embûches capables d’obstruer les ruisseaux.

Mais une fois contrôlée, ces embûches se transforment en barrages et en filtres, formant les résistances primordiales de notre vie.

Des hommes préservent la vie, D’autres l’enlèvent

Dans une époque où, plus que jamais, les agressions physiques et morales sont entrées dans notre quotidien, Marianne Nolard s’interroge :

L’Humanité ne prône-t-il pas le calme et la non violence ?

Pourquoi anéantir la différence ?

Ces préoccupations visent l’urgence d’un constat de dérapage et d’un besoin qu’à l’homme de se rebâtir.

Est-on si faible qu’on ne sache pas l’échanger

Entretemps, que s’est-il passé ?

2001 – Les premiers R.X.furent exposés, ensuite ils furent l’objet d’un film vidéo exprimant la souffrance des hommes. Le labyrinthe fut le nom donné à l’exposition et au film.

 

Et maintenant ?

 

En 2014, lors d’une visite dans mon atelier, une personne m’apportât un paquet de radiographies.

Je suis occupée à nouveau à me confronter avec ce support qui évolue avec des couleurs douces, où des mains deviennent de la végétation, des paysages, des animaux.

J’ai créé des films d’animation en vidéo et en DAO.  Comme les ordinateurs à l’époque étaient limités, j’ai créé des images virtuelles avec des miroirs.

Le premier film d’animation a été fait, chez Les Ateliers Graphoui à Bruxelles, sur pellicule en 16m et transmis sur cassette vidéo. Les autres films d’animation ont été réalisés en DAO avec Photoshop.

Je mets ci-joint, quelques images des films.

L’homme qui dévorait le monde : un homme dévorait le monde et finit par être dévoré.

La boule de métal : une boule, figée en décoration entre deux rideaux, se sauve par la fenêtre et se pose dans un arbre dans le verger.

La rivière : des fourmis sur une île surpeuplée décident de la quitter et de rechercher un lieu plus adéquat en partant par la rivière en bateau.

L’Artiste : l’artiste va de producteurs en producteurs afin de montrer son travail, qui toujours est refusé

La volaille : la vie des poules en société.

Le fermier et les virus : le fermier s’occupe de sa ferme avec amour, lorsque apparaissent les virus.

Le pâtissier et la patinoire : un pâtissier rencontre des oiseaux qui lui parlent d’une patinoire où l’on s’amuse.

Le père Noël : il traverse les montagnes avec difficulté. Avalanche et autres. Mais il arrive malgré les déboires à destination où l’attendent des enfants devant un sapin.

Les envahisseurs : les crabes envahissent un petit village de fourmis.

Les Robots : les robots refont le monde.

Les triporteurs : un mitron transporte le pain le matin et une jeune fille vend des glaces l’après midi.

Le Tour du monde : des musiciens se déplacent dans le monde à la recherche de leur création et de connaissances.

Magie : un « petit Rien » joue sur un piano magique.

Une gare en Europe : la vie dans une gare.

Dans les années 80 je désirais créer des dessins textiles moins traditionnelles. Voilà pourquoi vous trouverez des danseurs, des cyclistes, des papillons, etc.

Parcours de femme, parcours de mère, parcours de vie, vers sa liberté de femme.

Et vogue le navire, et claque la voile dans les vents

Ce récit de Marianne Nolard nous interloque dès la première page, au niveau de la forme. Des espaces entre chaque vocable ne sont pas là par hasard. L’auteur appelle ces  intermèdes des moments de respiration que tout un chacun est amené à s’enquérir par nécessité du pensé (LP)

Une invitation au festival de Jazz à Montreux   (Suisse) en 2003.
Il y a beaucoup de concerts de très bonne qualité. Le meilleur c’est l’ambiance du festival, les jam’s sessions. C’est plien d’activités autour du festival. Je te le dis par expérience, tu vas faire un bon séjour ici…
          J’y suis allée!

La solitude pour une guerrière est une force. La solitude est la lumière tamisée de la création. Une réflexion parmi d’autres sur la naissance, la vie, la mort.

Un cri de révolte sur la bêtise humaine.

Ils tueraient avec bonne conscience – Ionesco

Est l’histoire d’une femme qui fait le bilan de son passage sur terre…..