Les réflexions d’une artiste dans l’ombre.

La création a toujours été un dépassement pour le créateur.

Même s’il n’en est pas conscient, car le temps à des flux et des reflux comme les marées ou dans l’espace. Le tout respire constamment et la création est emportée malgré elle vers ces inconnues qui sortent de la porte étroite de l’esprit par transcendance venant de l’infini et se laissent guider sur les vagues où une force inconnue les oriente.

La couleur des tableaux naît quand on mélange celle-ci, non pas par nos choix, mais par une force inconnue qui les dirige.

Créer c’est élargir le monde ! L’Art malgré toutes les théories se trouve dans l’œuvre avec ses possibilités entre ce que l’artiste croit faire et ce qu’il peut faire pour capter cette inconnue. Je ne parle pas de technique mais de l’importance de cette sensation qui dit oui, qui dit non, et emporte l’artiste au-delà de lui-même. L’artiste se donne une liberté en laissant son esprit s’ouvrir sur l’inconnu, il capte des messages, des signes, des langages.

Un tournant important qui prend conscience qu’une ligne, qu’un point mis au bon endroit, à lui seul, peut être une œuvre d’art, qui fera renaître la poésie de l’œuvre de ses profondeurs. C’est à ce moment que l’artiste et l’œuvre s’épousent. L’œuvre n’est-ce pas un pas en avant vers un inconnu du futur ?

Je suis une artiste, une vie en mouvement intérieur, je ne suis pas un état appris, c’est un essentiel qui me fait exister, qui m’aspire, c’est un univers inscrit en moi, nourrissant chaque recoin de mon être. Tout autre acte me donne l’impression de perdre mon temps si précieux qui s’appelle « Vie ».

Marianne Nolard