2005 – Exposition – Couleurs femmes – Notes retrouvées dans mes papiers

Poésie dans les rues : J’ai pris le temps de rêver dans les rues. De respirer cette vie, chacun  vous voit sans vous regarder. Chacun s’occupant de ses affaires. Les sons dans les rues m’ont interpellées, cette vie de quartier où les gens parlent fort et haut. Est-ce un naturel que nous avons perdu ?

Une variété de couleurs et de langages. Les âges se mélangent portes et fenêtres ouvertes. Les rues grouillent de monde féminin et masculin. La communication est de mise. Des yeux ronds, des yeux bridés, des yeux clairs, des yeux foncés. Des cheveux qui varient du clair au foncé, du lisse, au crépu en passant par le tondu. Des vêtements sobres ou bariolés, longs ou courts. La planète terre dans un quartier bruxellois. Mystères des capitales ! Des gens habillés chic, têtes avec foulard, têtes sans foulard. Talons hauts, talons plats. Des musiciens guitares au dos. Les rires fusent sur les trottoirs bruxellois.

Marianne Nolard