Venez qu’on parle dit-elle aux vandales. Victime pour la troisième fois, Marianne leur adresse un message plutôt que porter plainte. « Vous êtes venus tenter de fracasser la vitre de cette porte d’entrée, dimanche après-midi. Si vous avez besoin de vous exprimer, venez, nous parlerons car à tout problème, il y a solution. » Marianne est d’autant plus désolée que c’est la troisième fois qu’on lui fait le coup, aussi méchant que gratuit…  « Et pour moi qui suis artiste peintre et qui ne gagne pas monts et merveilles » dit-elle « l’installation d’une nouvelle vitre représente à chaque fois un mois de nourriture ». Oui, ajoute-t-elle, « c’est pour faire réfléchir et éviter que ça recommence. Faire comprendre que ce n’est pas en se défoulant sur les autres qu’on règle ses problèmes ».

Luc Parret, Nord Eclair, 2007